Période d’adaptation pour le patient Les attaches linguales tapissent les faces internes des dents. La langue est perturbée pendant une période qui varie selon les patients en fonction de leur seuil de sensibilité. En général, une période d’adaptation est nécessaire et dure entre quatre jours et une semaine ; rarement au-delà.
De plus, le patient peut disposer d’une boîte de bâtonnets de cire de protection : cette cire recouvrira les attaches et diminuera la gène passagère. Grâce au fil, une tension douce va s’exercer sur les dents afin de permettre leur déplacement. Dans un constant soucis de diminuer la gène, le premier fil est de faible section et libère une force très douce. Lorsque nous pratiquons l’orthodontie linguale chez l’adolescent, nous constatons que les attaches ne les gênent pas. La période d’adaptation est quasi-inexistante. | Alimentation Au niveau de l’alimentation, de nouvelles habitudes doivent être prises :il faut veiller à la diminution des boissons sucrées, des sucreries et des grignotages qui peuvent provoquer des caries, ainsi qu'à l'abandon des aliments collants (ex.: nougat, caramel, chewing-gum, barres de céréales, etc.), et des aliments trop durs qui peuvent déformer voire casser les appareils. Nous conseillons, dans les premiers jours, des aliments mous (poissons, légumes, laitages, purée,…). En présence de supraclusion (recouvrement excessif des dents du bas par les dents du haut), des cales (surépaisseurs) peuvent être utilisées au niveau des incisives ou des molaires pour éviter de mordre sur les attaches. Ce dispositif utilisé en technique lingual et vestibulaire peut entraîner une gène passagère à la mastication. | Phonation La phonation est altérée seulement lorsque l’arcade supérieure est équipée. La disparition du zézaiement et/ou chuintement qui accompagne l’installation des attaches maxillaires peut prendre entre quelques jours et huit semaines. Mais bien souvent, les patients qui pensent que leur élocution est davantage dégradée qu’elle ne l’est en réalité. Si nécesssaire, une prise en charge de la phonation et de ses troubles éventuels, par un orthophoniste, est possible. |
Conclusion
Parler de l’inconfort de l’orthodontie linguale laisserait sous-entendre que l’orthodontie vestibulaire est confortable. Soyons honnêtes : quelles que soient les attaches utilisées, un appareil reste une contrainte qui demande une période d’adaptation, un entretien rigoureux et une adaptation des habitudes alimentaires. Ainsi, avec des attaches externes vestibulaires, les gênes générées atteignent les joues et les lèvres, alors qu’avec les attaches linguales, c’est la langue qui doit s’adapter. Donc, l’appareil vestibulaire requiert également une certaine période d’adaptation. Cependant, au niveau psychologique, le patent traité en technique vestibulaire doit accepter ou supporter pendant tout son traitement la présence de ses attaches, tandis que le patient traité en lingual les oublie. L’inconfort social et professionnel du premier n’est-il pas supérieur à l’inconfort physique que le second connaît pendant la période d’adaptation? Dans ces conditions, on ne doit imposer ni l’orthodontie vestibulaire ni l’orthodontie linguale. C’est le patient qui doit pouvoir choisir en fonction des paramètres ci-dessus. |